Accueil Date de création : 07/05/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:28 / 45 articles publiés

La santé par le sport

LA SANTE PAR LE SPORT  (La santé par le sport) posté le mercredi 07 mai 2008 13:41

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, LA SANTE PAR LE SPORT
Au risque de choquer quelques âmes sensibles, j'ai pour habitude de dire que l'homme moderne
« creuse sa tombe avec sa fourchette et s'y installe avec son fauteuil »,
façon sarcastique d'affirmer que "mal-bouffe" et sédentarité sont les deux mauvais génies de notre civilisation occi-dentalisée.
Vieille histoire au demeurant mais de plus en plus d'actualité car si l'espèce "homo" a mis cinq millions d'années à se redresser, il ne lui a fallu que cinquante ans pour s'empâter. Homo sapiens sapiens cède peu à peu le pas à homo obesus seden-tarus ! Que l'ironie du propos n'occulte pas pour autant la gravité du fait. Ainsi un éditorialiste d'un grand journal scientifique, n'hésitait-il pas à qualifier l'obésité de « première épidémie non infectieuse de l'humanité ».
Plus précisément « il y a au-jourd'hui 225 millions de diabétiques dans le monde, ils seront 300 millions en 2025 et la France en comptera bientôt 3 millions. Plus les changements de mode de vie sont brusques induisant obésité et sédentarité, plus l'incidence du DIABETE DE TYPE 2 augmente rapidement. La prévention de cette épidémie passe d'abord par une lutte contre le développement de l'obésité chez l'enfant ».
Une étude épidémiologique a montré qu'alors même que la consommation alimentaire (notamment de matières grasses) diminuait entre les années 70 et 90, l'obésité continuait de progresser, confirmant en quelque sorte cette phrase sans cesse entendue au cours de mes consultations : [/c]« Docteur, je mange de moins en moins et pourtant je grossis !"
Cette même étude apporte un élément de réponse à cet apparent paradoxe, à savoir que cette augmentation de l'obésité était parallèle au nombre d'heures passées devant la télévision, confirmant ainsi le rôle prépondérant de la sédentarité dans la génèse de l'obésité. Ainsi le syndrome métabolique prend-il de plus en plus d'importance en médecine. Celui-ci est défini par trois (ou plus) des cinq items suivants :
1° - obésité abdominale (tour de taille > 102 cm chez l'homme ou > 88 cm chez la femme)
2° - triglycérides ³ 1,50 g/l
3° - HDL-cholestérol <0,40 g/l chez l'homme ou < 0,50 g/l chez la femme
4° - glycémie à jeun ³ 1,10 g/l
5° - pression artérielle ³ 130/85 mm/Hg et représente un facteur d'évolution vers le diabète d'une part, de risque cardiovasculaire d'autre part.
La lutte contre ce syndrome métabolique est une étape importante de prévention du diabète de type 2 et passe notamment par une majoration de l'activité physique.
Le Programme National Nutrition Santé a donc mis en place une campagne de sensibilisation
« Bouger, c'est la santé ! »
et le bénéfice à retirer d'une activité physique (type marche rapide) d'environ trente minutes par jour, et notamment au quotidien :
« Sortir le chien plus longtemps que d'habitude »
« Profiter d'un rayon de soleil pour jardiner »
« Aller acheter le pain à vélo plutôt qu'en voiture »
« Accompagner les enfants à l'école à pied »
« Faire une balade en famille »
« Prendre l'escalier plutôt que l'ascenseur »
Docteur Norbert BALARAC


Vous trouverez des infos sur le sport et le diabète sur le site AJD et vous pouvez tenter de gagner un prix au concours "diabétique osez bouger"... si,si regardez les articles sur les précédents gagnants sur cette page:
http://ajd-educ.web-fr.com/pages/accueil.html
cliquez sur sport (colonne de gauche), puis sur sport et diabète.


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RANDONNEE ET DIABETE  (La santé par le sport) posté le mercredi 07 mai 2008 13:45

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, RANDONNEE ET DIABETE

http://randonnee.diabete.free.fr
http://membres.lycos.fr/diabetemontagne/

Pourquoi ?
- RASSURER ceux qui commencent ou recommencent la pratique de la randonnée
- ECHANGER autrement avec lemilieu médical - ASSOCIER l'entourage
- PARTAGER ses expériences entre diabétiques et amis
- FAVORISER les échanges culturels
- "DEDRAMATISER" la pratique d'une activité sportive
N'oubliez pas d'emporter:
- des bonnes chaussures - des vetements chauds et légers
- des vêtements de pluie


Le mot du diabétologue
- Avant de partir, baissez votre dose d'insuline
- N'oubliez pas dans votre sac à dos : les collations en glucide (à prendre régulièrement), un resucrage adapté à chacun (sucre, jus de fruit, boisson sucrée, etc...)
Un pique nique qui comporte suffisamment de glucides, de l'eau pour s'hydrater, votre lecteur de glycémie (protégé des intempéries) pour vous contrôler régulièrement, vos insulines, du glucagen.

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PLONGEE SOUS MARINE  (La santé par le sport) posté le mercredi 07 mai 2008 13:50

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, PLONGEE SOUS MARINE
Une envie d'aller plonger au bout du monde ?...
Vous vous dites non je ne peux pas...je suis diabetique.
Et bien c'est faux,vous pouvez maintenant faire de la plongée sous marine,il est vrai que cela nous était interdit avant mais il y a eu un retour en arriere grace à un diabetologue, le professeur LORMEAU, qui travaille à l'hopital Jean Verdier à Bondy.
Bien sûr il y a tout un protocol à respecter mais c'est possible.C'est beau quand même pour tout les adeptes!
Voila un petit liens qui explique tout cela tres bien :

http://www.diabeteplongee.com/
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AU SOMMET DU MONT BLANC  (La santé par le sport) posté le mercredi 07 mai 2008 13:53

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, AU SOMMET DU MONT BLANC
Le 14 juillet dernier, parmi les alpinistes qui atteignaient le sommet du Mont Blanc, se trouvait Benjamin, un jeune homme de 17 ans, plutôt sportif. Seule particularité, Benjamin est diabétique, insulino-dépendant.
Voilà 3 ans il touchait le fond. On venait de détecter son diabète et pour lui, dans sa tête, le sport, le ski, la compétition, c'était fini. Quant à son rêve d'escalader un jour le Mont Blanc...
Tous les médecins disaient que le sport, le ski, les efforts en altitude avaient tendance à provoquer des hypoglycémies. Qu'il fallait équilibrer l'insuline. Que ce n'était pas un calcul facile...
"Mais j'ai continué à faire du sport, notamment du ski. Je me suis rendu compte que je réagissais bien. Que mon diabète était mieux équilibré et surtout que j'avais un meilleur moral."
C'est alors que Gisèle a croisé le chemin de Benjamin, chez lui, du côté de Bourg-Saint-Maurice. Elle effectuait alors une traversée des Alpes à pied et en solitaire, avec une idée en tête : convaincre les diabétiques que le sport, y compris les sports de haut niveau restent à leur portée. Que l'activité sportive et la montagne par exemple sont compatibles avec le diabète si on respecte certaines règles de sécurité.
Elle le convaint que s'il veut faire l'ascension du Mont Blanc, c'est possible.
Benjamin comprend qu'elle va lui permettre de réaliser son rêve et, en même temps, de faire passer un message à tous les diabétiques qui, au début de leur maladie ont tendance à arrêter le sport, puis à ne pas s'y remettre.
Et c'est ainsi que Benjamin s'est retrouvé à faire de longues sorties en raquettes ou en skis de randonnée durant l'hiver, de longues marches – jamais moins de 6 ou 7 heures - durant le printemps ; avant d'entamer avec l'été son acclimatation à l'altitude.
« Depuis le 15 juin, nous avons enchaîné trois sommets en trois week-end », précise Gisèle : « la Grande Sassière, 3 747 mètres ; Le tour de la Meije, 3 982 mètres et le Grand Paradis, 4 061 mètres ». Quatre courses de haute montagne en un mois avec le Mont Blanc en couronnement
.



Le professeur Marc Nicolino, chef du Service de Diabétologie pédiatrique de l'hôpital Debrousse du CHU de Lyon les accompagne ainsi que 3 guides de haute montagne. Aimant particulièrement la montagne, intéressé par la dynamique du projet, Marc a surveillé le protocole médical de l'aventure. L'effort physique prolongé est par définition un facteur de risque 'hypoglycémie. Pour gérer sa glycémie, Benjamin est équipé depuis peu d'une pompe à insuline. Contrairement aux injections, elle permet de perfectionner à la demi-unité près par heure, la quantité d'insuline administrée.
Au moment de la course, il décide de diminuer d'environ 50% le débit de base et de ne procéder à pratiquement aucun bolus (ces suppléments d'insuline qu'on s'administre au moment des repas).
En ajoutant des apports de sucres lents à chaque repas et des collations régulières tout au long de l'ascension puis de la descente, et en faisant encore attention aux risques d'hypoglycémie pendant les 24 heures qui suivent cet effort intense et le tour est joué.
« Il faut aussi que l'équipe et le diabétique soient prêts. Que celui-ci soit "fiable" ajoute Marc. Nous connaissons bien Benjamin. Il a géré son insuline, sa pompe, ses contrôles et son alimentation de manière totalement autonome. Nous avions fait 3 courses importantes auparavant. Si nous avions vu que Benjamin ne s'était pas comporté comme il le fallait, nous ne serions pas partis. En haute montagne, chacun doit en effet gérer son propre effort physique et parfois plus si les conditions de la course se gâtent. Et aucun membre de l'équipe n'est disponible de bout en bout pour manager un diabétique « instable ». Puis il insiste : « dans ce genre d'expédition, il y a des règles de sécurité fondamentales à respecter : il ne faut pas partir sans préparation, ni sans guide bien sûr. Il faut une parfaite autonomie du diabétique, mais aussi la présence du médecin. La présence de celui-ci est indispensable en cas de problèmes : si la pompe casse ; si la personne fait une grave hypo ou hyperglycémie... ».
Bref, avis à tous les diabétiques que les exploits de Benjamin tenteraient : se lancer à l'assaut des sommets, c'est possible, mais pas l'insuline au vent !»

Pour connaitre le détail de l'expédition : bulletin de mars 2007 de l'AJD
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