Vient de paraitre dans le
Figaro cette info intéressante et prometteuse :
travail sur "cellule souche" possible
sans "cellule souche embryonnaire".... Des cellules souches
à partir de testicules humains !
Cette découverte permettrait
d'éviter l'écueil éthique lié à
l'utilisation des cellules prélevées sur des
embryons.
LA FIRME AMÉRICAINE de
biotechnologie PrimeGen Biotech affirme avoir
réussi à transformer des cellules immatures de
testicules humains adultes en cellules souches capables de se
différencier en cellules nerveuses, cardiaques et osseuses.
Si l'annonce de PrimeGen Biotech est
vraie, l'établissement de lignées de cellules
souches adultes spermatogoniales dans l'espèce humaine, à partir de
biopsies de testicules, permettrait d'envisager des thérapies cellulaires
individuelles sans les affres éthiques de l'usage de
cellules prélevées sur des embryons
humains.
Les cellules souches ont le
potentiel de se multiplier et de se différencier
en toutes sortes de cellules : elles seraient les outils d'une médecine
régénérative, en remplacement des neurones
fatigués (Parkinson), des cellules de pancréas
(diabète), des globules rouges, des cellules cardiaques,
osseuses, musculaires, etc.
Le fait que cette découverte,
autoproclamée dans un communiqué de presse de la
firme en question, ne fasse
pas l'objet d'une publication dans une revue scientifique à
comité de lecture, incite à la plus grande
prudence. La
firme
avait déjà, en novembre dernier
présenté les premiers résultats de ses
travaux au 1er symposium international de cellules germinales
et de cellules souches embryonnaires (Kyoto, Japon)
et devait cette semaine faire une
présentation à un autre colloque commercial
financé par la firme autrichienne Serono, à Valence
(Espagne).
Depuis l'affaire de fraude
scientifique du P' Hwang sur les études de clonage et de
production de lignées de cellules souches,
pourtant à plusieurs reprises
publiées dans la revue américaine Science, tout
ce champ d'investigation de la médecine
régénérative est frappé d'une
suspicion légitime. Au point que certains experts réclament
désormais que les
chercheurs mettent à disposition leurs collections de
cellules lors d'une découverte particulièrement
intrigante ou nouvelle, pour vérification des
revendications par les pairs des équipes de
chercheurs.
Découverte essentielle, ce
n'est sans doute pas par hasard, mais du fait de
l'actualité que la
compagnie de biotechnologie a décidé de communiquer:
en effet, une équipe de chercheurs concurrents de
l'université de Gottingen a publié le 24 mars,
dans l'édition
électronique de Nature, une découverte
essentielle dans ce domaine.
Gert Hasenfuss et ses
collègues sont parvenus à isoler, des testicules de
souris adultes, des cellules souches qui ont des
propriétés apparemment similaires à
celles des cellules souches embryonnaires. Chez la souris, on savait déjà que
les cellules embryonnaires de la lignée germinale
(gamètes), ainsi que les cellules souches à l'origine
de cette lignée sont présentes dans le testicule
fotal, et que toutes ces
cellules sont capables de se différencier comme les
cellules souches embryonnaires. Mais jusqu'ici, personne n'avait
fait la démonstration que des cellules souches adultes de la
spermatogènèse [/c](qui
assurent la production de spermatozoïdes tout au long de la
vie) pouvaient être pluripotentes (capables de se transformer
en tous les tissus d'un organisme). Et pourtant, quand on les injecte à un
embryon au stade d'une centaine de cellules (blastocyste
primordial), elles contribuent
au développement de divers organes. Il est donc démontré que la
capacité de continuer à former des cellules
multipotentes persiste dans les testicules de souris.
JEAN-MICHEL BADER
Le Figaro du mardi 4 avril
2006.
Accueil
Date de création : 07/05/08 Dernière mise à jour : 29/11/11 12:28 / 45 articles publiés
Recherche
CELLULES SOUCHES A PARTIR DE TESTICULES HUMAINS (Recherche) posté le jeudi 08 mai 2008 17:01
VACCIN (Recherche) posté le jeudi 08 mai 2008 17:03
Bonsoir à tous,
J'essaie de suivre de près l'actualité de la recherche sur le diabète et je suis inscrite sur plusieurs listes américaines qui diffusent largement ce genre d'info. L'année dernière j'avais jubilé après avoir lu un communiqué rapportant le scoop qu'un chercheur, le Dr Peter C. Butler de l'Université de California à Los Angeles avait annoncé lors de l'assemblée annuelle de l'American Diabetes Association :
J'essaie de suivre de près l'actualité de la recherche sur le diabète et je suis inscrite sur plusieurs listes américaines qui diffusent largement ce genre d'info. L'année dernière j'avais jubilé après avoir lu un communiqué rapportant le scoop qu'un chercheur, le Dr Peter C. Butler de l'Université de California à Los Angeles avait annoncé lors de l'assemblée annuelle de l'American Diabetes Association :
Ce médecin et son équipe ont
démontré que sur 42 personnes diabétiques de
type 1 depuis des décennies (dont un depuis plus de 60 ans !) 88 % d'entre
elles avaient encore des cellules beta productrices d'insuline
décelables dans leur pancréas. Ces cellules avaient pour la plupart un taux de
mortalité par réaction autoimmune assez important ce
qui laissait supposer que des cellules beta étaient toujours
générées dans le pancréas mais
détruites au fur et mesure par la réaction
autoimmune. Pour ce
médecin, la recherche devrait s'orienter désormais
vers la possibilité d'inhiber la réaction autoimmune
afin que les cellules beta du
pancréas puissent se regénérer suffisamment
pour produire à nouveau de l'insuline.
C'était déjà une joie pour moi d'apprendre que ma petite fille aurait peut être un jour l'espoir d'avoir un pancréas en bon état de marche sans greffe. Cet espoir s'est encore renforcé ce soir en relevant mon courrier sur une liste diabétique américaine. Comme c'est trop beau je vous ai traduit l'article en entier. Franchement c'est mieux qu'une greffe ou même les cellules souches embryonnaires ou testiculaires !!!!
Joëlle.
Article :
Le FDA donne son aval pour l'essai du vaccin contre le diabète. Le 3 Avril (HealthCentersOnline) - L'essai clinique d'une percée possible dans le traitement du diabète de type 1 doit commencer ce printemps. Le Food and Drug Administration (FDA) américain a donné son accord pour la phase 1 d'un essai clinique qui doit évaluer l'efficacité d'injections sur des patients diabétiques de type 1 de leurs propres cellules immunitaires modifiées. Les scientifiques espèrent que la vaccination pourra un jour guérir et même prévenir la maladie.
Le diabète de type 1 est un désordre autoimmune dans lequel le corps détruit malencontreusement les cellules beta du pancréas qui produisent l'insuline.
C'était déjà une joie pour moi d'apprendre que ma petite fille aurait peut être un jour l'espoir d'avoir un pancréas en bon état de marche sans greffe. Cet espoir s'est encore renforcé ce soir en relevant mon courrier sur une liste diabétique américaine. Comme c'est trop beau je vous ai traduit l'article en entier. Franchement c'est mieux qu'une greffe ou même les cellules souches embryonnaires ou testiculaires !!!!
Joëlle.
Article :
Le FDA donne son aval pour l'essai du vaccin contre le diabète. Le 3 Avril (HealthCentersOnline) - L'essai clinique d'une percée possible dans le traitement du diabète de type 1 doit commencer ce printemps. Le Food and Drug Administration (FDA) américain a donné son accord pour la phase 1 d'un essai clinique qui doit évaluer l'efficacité d'injections sur des patients diabétiques de type 1 de leurs propres cellules immunitaires modifiées. Les scientifiques espèrent que la vaccination pourra un jour guérir et même prévenir la maladie.
Le diabète de type 1 est un désordre autoimmune dans lequel le corps détruit malencontreusement les cellules beta du pancréas qui produisent l'insuline.
L'insuline est une hormone nécessaire pour
fournir du glucose à l'organisme.
Des chercheurs à l'hôpital pour enfants de Pittsburg et l'Université de Pittsburg rapportent qu'ils ont déjà utilisé la technique pour inverser le processus du diabète chez des souris. Ils ont retiré des millions de cellules immunitaires du sang, les cellules dendritiques. Ils ont combiné ces cellules dendritiques avec des molécules élevées en laboratoires appelées CD40, CD80 et CD86. Injectée dans le torse près du pancréas et des ganglions lymphatiques, la substance empêche les autres cellules immunitaires (les cellules T) d'attaquer les cellules du pancréas.
"Nous l'avons réalisé chez des souris, en leur faisant 6 injections sur une période de plusieurs semaines. Ces injections ont interrompu l'interaction des cellules T et des cellules beta, permettant aux cellules beta dans le pancréas de se regénérer. Cela a permis au pancréas des souris de fabriquer à nouveau de l'insuline" a rapporté le directeur de la recherche, le Dr Massimo Trucco.
"Les injections ont prouvé leur capacité à stopper ce cercle vicieux, et grâce à ce processus de guérir le diabète de type 1 chez une souris".
La phase 1 des tests sur l'homme doit commencer ce printemps et au moins 15 personnes diabétiques de type 1 ayant plus de 18 ans doivent y participer.[/c] Un autre objectif possible serait de tester le traitement sur des patients non diabétiques mais qui ont des facteurs de risque liés au diabète pour voir si cela peut empêcher la maladie de se déclencher chez eux comme cela a été testé sur des souris.
"Nous sommes très excités de commencer ces tests cliniques et de voir si le processus marchera chez des patients diabétiques de type 1. Un diabète de type 1 peut être dévastateur chez des enfants ainsi que leur famille. Nous espérons que cette expérience aura des résultats qui permettront de transformer la vie des patients qui souffrent de cette maladie" a dit le Dr Trucco.
Copyright 2000-2006 HealthCentersOnline Inc.
Des chercheurs à l'hôpital pour enfants de Pittsburg et l'Université de Pittsburg rapportent qu'ils ont déjà utilisé la technique pour inverser le processus du diabète chez des souris. Ils ont retiré des millions de cellules immunitaires du sang, les cellules dendritiques. Ils ont combiné ces cellules dendritiques avec des molécules élevées en laboratoires appelées CD40, CD80 et CD86. Injectée dans le torse près du pancréas et des ganglions lymphatiques, la substance empêche les autres cellules immunitaires (les cellules T) d'attaquer les cellules du pancréas.
"Nous l'avons réalisé chez des souris, en leur faisant 6 injections sur une période de plusieurs semaines. Ces injections ont interrompu l'interaction des cellules T et des cellules beta, permettant aux cellules beta dans le pancréas de se regénérer. Cela a permis au pancréas des souris de fabriquer à nouveau de l'insuline" a rapporté le directeur de la recherche, le Dr Massimo Trucco.
"Les injections ont prouvé leur capacité à stopper ce cercle vicieux, et grâce à ce processus de guérir le diabète de type 1 chez une souris".
La phase 1 des tests sur l'homme doit commencer ce printemps et au moins 15 personnes diabétiques de type 1 ayant plus de 18 ans doivent y participer.[/c] Un autre objectif possible serait de tester le traitement sur des patients non diabétiques mais qui ont des facteurs de risque liés au diabète pour voir si cela peut empêcher la maladie de se déclencher chez eux comme cela a été testé sur des souris.
"Nous sommes très excités de commencer ces tests cliniques et de voir si le processus marchera chez des patients diabétiques de type 1. Un diabète de type 1 peut être dévastateur chez des enfants ainsi que leur famille. Nous espérons que cette expérience aura des résultats qui permettront de transformer la vie des patients qui souffrent de cette maladie" a dit le Dr Trucco.
Copyright 2000-2006 HealthCentersOnline Inc.
ARGENTINE: DES VACHES POUR PRODUIRE DE L'INSULINE CONTRE LE DIABETE (Recherche) posté le jeudi 08 mai 2008 17:07
Quatre vaches transgéniques capables de
produire du lait contenant de l'insuline, utilisée dans le
traitement du diabète, sont nées en Argentine, une
première mondiale, a annoncé mardi la firme argentine
spécialisée en bio-technologie Biosidus, à
l'origine de ce projet.
Ces quatre vaches possèdent dans leur patrimoine génétique le gène de l'insuline humaine, a indiqué lors d'une conférence de presse Precisà³ Andrés Bercovivh, responsable du développement technologique au sein de ce laboratoire.
La production d'insuline à partir du lait de ces vaches va permettre de réduire de "pas moins de 30%" son coût de fabrication sur le marché, a affirmé devant la presse le directeur de cette entreprise, Marcelo Criscuolo.
L'Argentine compte 1,5 million de diabétiques dont 300.000 ont un besoin indispensable d'insuline. Quelque 200 millions de personnes souffrent du diabète dans le monde, soit un marché de l'insuline de quelque cinq milliards de dollars, selon cette firme, qui espère faire naître d'ici à trois ans un taureau transgénique ayant le même patrimoine génétique que ces quatre vaches afin de perpétuer la race.
L'Union européenne a approuvé la production d'insuline à partir de lait de chèvre mais c'est la première fois qu'il en est produit avec du lait de vache, selon ce laboratoire.
Actuellement l'insuline humaine est fabriquée à partir de bactéries génétiquement modifiées possédant le gène de l'insuline humaine. Pendant longtemps, l'insuline utilisée pour les diabétiques était prélevée sur des porcs.
France info le 18 avril 2007
Ces quatre vaches possèdent dans leur patrimoine génétique le gène de l'insuline humaine, a indiqué lors d'une conférence de presse Precisà³ Andrés Bercovivh, responsable du développement technologique au sein de ce laboratoire.
La production d'insuline à partir du lait de ces vaches va permettre de réduire de "pas moins de 30%" son coût de fabrication sur le marché, a affirmé devant la presse le directeur de cette entreprise, Marcelo Criscuolo.
L'Argentine compte 1,5 million de diabétiques dont 300.000 ont un besoin indispensable d'insuline. Quelque 200 millions de personnes souffrent du diabète dans le monde, soit un marché de l'insuline de quelque cinq milliards de dollars, selon cette firme, qui espère faire naître d'ici à trois ans un taureau transgénique ayant le même patrimoine génétique que ces quatre vaches afin de perpétuer la race.
L'Union européenne a approuvé la production d'insuline à partir de lait de chèvre mais c'est la première fois qu'il en est produit avec du lait de vache, selon ce laboratoire.
Actuellement l'insuline humaine est fabriquée à partir de bactéries génétiquement modifiées possédant le gène de l'insuline humaine. Pendant longtemps, l'insuline utilisée pour les diabétiques était prélevée sur des porcs.
France info le 18 avril 2007
UN POIL ARTIFICIEL POUR MESURER SON TAUX DE GLUCOSE (Recherche) posté le jeudi 08 mai 2008 17:08
Un simple poil en fibre optique implanté
dans la peau pourrait éviter, d'ici quelques années,
la contraignante piqûre dans le doigt ! Une perspective
rendue possible par les travaux de Gerald Loeb, professeur
d'ingénierie biomédicale à l'université
de Californie du Sud.
Le système, en cours de mise au point, se compose d'une fibre optique, baptisée Sencil, véritable capteur de 0,1 mm de diamètre - à peine deux fois celui d'un cheveu. "Nous l'implanterons de façon tangentielle sur une longueur de 1 à 2 cm dans l'espace subdermal", explique Gerald Loeb. La personne ainsi équipée voulant mesurer sa glycémie devra connecter l'extrémité de la fibre optique qui reste à l'air libre à un analyseur électronique. Un mini écran permettra de visualiser le taux de glucose présent dans le liquide interstitiel sous la peau, identique à celui du sang.
Le poil transparent devrait pouvoir rester en place environ deux mois, délai pendant lequel les mesures sont considérées fiables. Le test promet d'améliorer la qualité de vie mais aussi la sécurité des patients : facile à réaliser, il pourra être plus fréquent et permettra de suivre d'éventuelles brusques poussées de glycémie.
Pour arriver à ce résultat, le chercheur a déposé, à l'extrémité de la fibre qui se trouve sous la peau, deux molécules dont les émissions fluorescentes sont modifiées par le glucose.
Pour effectuer une mesure, l'analyseur émet une lumière ultraviolette transmise par la fibre transparente. Puis mesure la réponse fluorescente des deux molécules présentes sous la peau. "Sans glucose, les molécules, très proches l'une de l'autre, émettent dans une seule longueur d'onde, 520 nm", précise Gerald Loeb. "La présence de glucose provoque un écartement des molécules, ce qui engendre une émission dans deux fréquences différentes, 570 et 520 nm", ajoute le chercheur. C'est l'analyse du ratio entre ces deux rayonnements qui permet d'afficher le taux de glucose sur l'écran de l'appareil de mesure.
Les chercheurs californiens s'apprêtent à réaliser les premiers tests in vivo sur l'animal, préalables à ceux sur l'homme. Pour passer à un produit commercial, Gerald Loeb cherche un partenaire industriel. Il faudra sans doute attendre entre cinq et dix ans pour que le Sencil soit mis à la disposition des patients. Il ne devrait coûter que quelques centaines de dollars, essentiellement consacrés à l'analyseur, le coût du capteur lui-même restant négligeable.
Michel Alberganti (article paru dans le monde)
Le système, en cours de mise au point, se compose d'une fibre optique, baptisée Sencil, véritable capteur de 0,1 mm de diamètre - à peine deux fois celui d'un cheveu. "Nous l'implanterons de façon tangentielle sur une longueur de 1 à 2 cm dans l'espace subdermal", explique Gerald Loeb. La personne ainsi équipée voulant mesurer sa glycémie devra connecter l'extrémité de la fibre optique qui reste à l'air libre à un analyseur électronique. Un mini écran permettra de visualiser le taux de glucose présent dans le liquide interstitiel sous la peau, identique à celui du sang.
Le poil transparent devrait pouvoir rester en place environ deux mois, délai pendant lequel les mesures sont considérées fiables. Le test promet d'améliorer la qualité de vie mais aussi la sécurité des patients : facile à réaliser, il pourra être plus fréquent et permettra de suivre d'éventuelles brusques poussées de glycémie.
Pour arriver à ce résultat, le chercheur a déposé, à l'extrémité de la fibre qui se trouve sous la peau, deux molécules dont les émissions fluorescentes sont modifiées par le glucose.
Pour effectuer une mesure, l'analyseur émet une lumière ultraviolette transmise par la fibre transparente. Puis mesure la réponse fluorescente des deux molécules présentes sous la peau. "Sans glucose, les molécules, très proches l'une de l'autre, émettent dans une seule longueur d'onde, 520 nm", précise Gerald Loeb. "La présence de glucose provoque un écartement des molécules, ce qui engendre une émission dans deux fréquences différentes, 570 et 520 nm", ajoute le chercheur. C'est l'analyse du ratio entre ces deux rayonnements qui permet d'afficher le taux de glucose sur l'écran de l'appareil de mesure.
Les chercheurs californiens s'apprêtent à réaliser les premiers tests in vivo sur l'animal, préalables à ceux sur l'homme. Pour passer à un produit commercial, Gerald Loeb cherche un partenaire industriel. Il faudra sans doute attendre entre cinq et dix ans pour que le Sencil soit mis à la disposition des patients. Il ne devrait coûter que quelques centaines de dollars, essentiellement consacrés à l'analyseur, le coût du capteur lui-même restant négligeable.
Michel Alberganti (article paru dans le monde)
DES CELLULES SOUCHES A L'AIDE DU DIABETE INSULINO DEPENDANT (Recherche) posté le jeudi 08 mai 2008 17:13
Deux équipes de biologistes travaillant
conjointement en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont parvenues
à transformer des cellules souches, présentes dans le
sang du cordon ombilical, en cellules productrices
d'insuline.
Ce résultat, publié dans le numéro de juin du mensuel Cell Proliferation, ouvre de nouvelles perspectives de traitement du diabète insulino-dépendant (ou diabète de type 1).
La plupart des travaux menés, depuis quelques années, sur les cellules souches humaines portent sur des cellules obtenues après la destruction d'embryons conçus par fécondation in vitro. Quelques équipes ont toutefois choisi de porter leurs efforts sur les cellules souches pouvant, au moment de la naissance, être isolées dans le sang du cordon ombilical.
"Dans chaque sang de cordon, nous pouvons obtenir environ 500 000 cellules souches, explique le biologiste français Nicolas Forraz, de l'Institut des cellules souches du nord-est de l'Angleterre (université de Newcastle). Et nous pouvons multiplier in vitro leur nombre par 168, moyennant des procédés à la fois longs et très coûteux."
"Nous sommes parvenus à transformer, en vingt et un jours, des cellules souches en cellules productrices d'insuline", expliquent, dans les colonnes de Cell Proliferation, les chercheurs des équipes dirigées par les professeurs Colin McGuckin (université de Newcastle) et Larry Denner (université du Texas).
Les auteurs de la publication reconnaissent n'être qu'à un stade préliminaire de leurs recherches. Ils estiment, toutefois, que leurs travaux permettront de dépasser bientôt les actuelles impasses thérapeutiques des greffes de fragments de tissus pancréatiques contenant des cellules de Langerhans, naturellement productrices d'insuline.
CONTROVERSE
"Ces greffes restent rares, dans la mesure où elles ne peuvent être pratiquées qu'à partir de prélèvements de donneurs décédés, volontaires et immunologiquement compatibles, précise Nicolas Forraz. Pour les personnes souffrant de diabète de type 1, nous envisageons d'utiliser les cellules souches pour créer des cellules sécrétant de l'insuline, mais aussi les cellules immunitaires présentes dans le sang de cordon, qui pourraient permettre de "calmer" les racines auto-immunes de cette affection qui détruit des régions du tissu pancréatique."
En toute hypothèse, cette publication vient relancer la controverse sur la nécessité de conserver, par congélation, dès la naissance et à des fins thérapeutiques, le sang du cordon ombilical. Pour l'heure, en France, les autorités sanitaires et éthiques y sont opposées, estimant que l'on ne dispose pas encore de justifications rationnelles suffisantes.
Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 31.05.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
Pour en savoir plus sur les cellules souches :
http://www.genethique.org/
Ce résultat, publié dans le numéro de juin du mensuel Cell Proliferation, ouvre de nouvelles perspectives de traitement du diabète insulino-dépendant (ou diabète de type 1).
La plupart des travaux menés, depuis quelques années, sur les cellules souches humaines portent sur des cellules obtenues après la destruction d'embryons conçus par fécondation in vitro. Quelques équipes ont toutefois choisi de porter leurs efforts sur les cellules souches pouvant, au moment de la naissance, être isolées dans le sang du cordon ombilical.
"Dans chaque sang de cordon, nous pouvons obtenir environ 500 000 cellules souches, explique le biologiste français Nicolas Forraz, de l'Institut des cellules souches du nord-est de l'Angleterre (université de Newcastle). Et nous pouvons multiplier in vitro leur nombre par 168, moyennant des procédés à la fois longs et très coûteux."
"Nous sommes parvenus à transformer, en vingt et un jours, des cellules souches en cellules productrices d'insuline", expliquent, dans les colonnes de Cell Proliferation, les chercheurs des équipes dirigées par les professeurs Colin McGuckin (université de Newcastle) et Larry Denner (université du Texas).
Les auteurs de la publication reconnaissent n'être qu'à un stade préliminaire de leurs recherches. Ils estiment, toutefois, que leurs travaux permettront de dépasser bientôt les actuelles impasses thérapeutiques des greffes de fragments de tissus pancréatiques contenant des cellules de Langerhans, naturellement productrices d'insuline.
CONTROVERSE
"Ces greffes restent rares, dans la mesure où elles ne peuvent être pratiquées qu'à partir de prélèvements de donneurs décédés, volontaires et immunologiquement compatibles, précise Nicolas Forraz. Pour les personnes souffrant de diabète de type 1, nous envisageons d'utiliser les cellules souches pour créer des cellules sécrétant de l'insuline, mais aussi les cellules immunitaires présentes dans le sang de cordon, qui pourraient permettre de "calmer" les racines auto-immunes de cette affection qui détruit des régions du tissu pancréatique."
En toute hypothèse, cette publication vient relancer la controverse sur la nécessité de conserver, par congélation, dès la naissance et à des fins thérapeutiques, le sang du cordon ombilical. Pour l'heure, en France, les autorités sanitaires et éthiques y sont opposées, estimant que l'on ne dispose pas encore de justifications rationnelles suffisantes.
Jean-Yves Nau
Article paru dans l'édition du 31.05.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois
Pour en savoir plus sur les cellules souches :
http://www.genethique.org/











