Nous avons
dû augmenter les doses du débit de base de la pompe de
Pierre de presque 50°/ !!!
Après plusieurs jours de glycémies très hautes (problème que nous ne connaissions plus depuis la mise en place de la pompe à insuline...) et malgrès des bolus correctifs de plus en plus nombreux, après avoir changé de KT 3 fois dans la même journée, après avoir mis en place la pompe de remplacement, un passage aux urgences de l'hôpital en pleine nuit pour tenter de trouver une explication logique à ce qui se passait (explication que l'on ne nous a pas donnée...).... j'ai décidé d'augmenter le débit de base de 50°/ !
Choix arbitraire, sans avis du médecin, difficile à prendre car Pierre devait reprendre le chemin du collège... mais je me suis décidée à le faire car j'avais entendu parler au sein de l'association de parents d'enfants diabétiques dont je fais partie d'un problème spécifique de l'adolescent diabétique : un besoin acru en insuline très important.
Et le miracle s'est produit : les glycémies sont redevenues normales (et presqu'aucune hypoglycémie...)
Aprés un réajustement des horaires et une baisse du débit de base la nuit (sur le conseil du diabétologue) nous sommes restés sur ce nouveau schéma depuis maintenant plusieurs mois...
4 mois plus tard nouveau déréglement : après plusieurs jours d'hyper nous décidons un nouveau séjour à l'hôpital. Cette fois Pierre y reste 4 jours. Nouvel ajustement du DB mais surtout le diabetologue nous conseille d'augmenter les bolus repas : nous passons de 5 à 8 U. En effet il y avait un trop grand écart entre le pourcentage d'insuline injectée en DB et celui des bolus repas (normalement la répartition doit être à peu près de 50 °/ pour le DB et de 50°/)...
Comme aucun médecin ne m'avais averti de ce problème lié à l'adolescence j'ai décidé de créer un nouvel article sur mon blog afin de vous informer.
J'ai donc fait des recherches sur internet sur ce sujet.... et je n'ai rien trouvé à part l'article écris par un médecin marocain que j'ajoute à cet article :
Le diabète chez ces jeunes patients joue le rôle de révélateur des problèmes psychologiques propres àl'adolescence : opposition, rejet de l'autorité parentale ou médicale, se manifestant à travers le traitement du diabète. Celui-ci, dans son caractère mécanique répétitif jusqu'à l'absurde, est remis en question ; la discipline alimentaire est vécue par le jeune diabétique comme une restriction de sa liberté.
Par ailleurs, les caractéristiques physiques et psychologiques de l'adolescence ont une influence sur la maladie : l'accélération de la croissance entraîne une augmentation des besoins en insuline, la secrétion d'hormones sexuelles peut induire une insulino-résistance. L'effet de contrariétés sur la secrétion de catécholamines peut entraîner des poussées d'hyperglycémie. L'adolescence est pour le jeune diabétiquel'âge où les doses d'insuline requises sont plus élevées et où les variations de la glycémie sont plus importantes.
On observe des troubles de l'humeur, un repli sur soi ou de l'aggressivité, des plaintes somatiques, un refus de se plier au règlement (non respect des rendez-vous, refus d'attendre son tour), une non compliance au traitement avec décompensations métaboliques secondaires retentissant dans ces cas sur l'équilibre métabolique.
L'adolescence est pour les jeunes filles une période de dégradation du contrôle métabolique. Malgré une compliance apparente au traitement, les taux moyens d'hémoglobine glycosylée s'élèvent. Cette altération s'observe alors que les accidents métaboliques aigus ne sont pas plus fréquents que dans les autres tranches d'âge. Par ailleurs des problèmes de poids se retrouvent chez un certain nombre des jeunes filles diabétiques. Il s'agit d'une surcharge pondérale, absolue ou relative, allant de pair avec un ralentissement statural...
Bonjour,
Je suis maman de Romain qui va avoir 15 ans mardi prochain et cela fait 3 ans qu'il est diabétique. Pas la meilleure période pour avoir cette contrainte disent les diabétos... C'est vrai, il commençait juste à devenir grand et est devenu dépendant. Dur à accepter !
Les débuts ont été difficiles, comme tout le monde. Mais depuis janvier, refus de la maladie, de se soigner, ... Il a tout laissé tombé, soins, scolarité, famille, il ne pensait qu'à la playstation. Il a frôlé le coma par 2 fois, il a demandé à être soigné dans sa tête (entre la diabétologie et la psy). J'ai fini par accepter malgré la souffrance d'une mère dans l'incapacité d'aider son ado qui se met en danger.
Il a passé 1 mois 1/2 en centre, à s'ennuyer comme il disait, mais en fin de compte, à réfléchir, à se positionner, à accepter et enfin à dire que JAMAIS plus il ne veut risquer le coma, et ne pouvoir se réveiller avec toutes ses capacités. OUF !
Evidemment, ce n'est toujours pas rose tous les jours, mais il a compris qu'il veut et peut vivre. Bien sûr, il a perdu son année de 3ème et redouble, mais j'ai bon espoir qu'il se reprenne en main à la rentrée, peut-être même dans un autre collège, en internat, car il gère mieux son diabète quand il est seul que lorsqu'il me sait présente et qu'il joue au chantage à l'insuline avec moi ...
Difficile pour lui d'avoir des amis, il se sent décalé, rejeté, (cela est un peu mieux depuis son séjour longue durée) ... Difficile d'être différent pour un ado ... difficile d'admettre que l'on a besoin de maman à la période ou l'on est censé couper le cordon !
Je m'occupe du club des familles de la vienne et des deux-sèvres "croquons la vie" (présidente mais c'est pas le plus important, c'est le point commun qui motive. Jamais je n'ai connu avant cela d'association aussi unie). Nous sommes environ 25 familles concernées pour le moment, mais beaucoup de jeunes, petits et très petits, et je vous avoue qu'avec Romain, nous nous sentons parfois seuls car pas d'ados ni familles d'ados présents dans l'asso donc pas d'échanges ados ni parents d'ados... c'est difficile, d'autant que je suis seule avec 3 enfants dont romain est le plus grand.
Si vous avez envie d'échanger avec nous, ado ou parent dans la même situation, pas de problème, nous serons ravis, Romain comme moi !
Cordialement.
Jocelyne
Après plusieurs jours de glycémies très hautes (problème que nous ne connaissions plus depuis la mise en place de la pompe à insuline...) et malgrès des bolus correctifs de plus en plus nombreux, après avoir changé de KT 3 fois dans la même journée, après avoir mis en place la pompe de remplacement, un passage aux urgences de l'hôpital en pleine nuit pour tenter de trouver une explication logique à ce qui se passait (explication que l'on ne nous a pas donnée...).... j'ai décidé d'augmenter le débit de base de 50°/ !
Choix arbitraire, sans avis du médecin, difficile à prendre car Pierre devait reprendre le chemin du collège... mais je me suis décidée à le faire car j'avais entendu parler au sein de l'association de parents d'enfants diabétiques dont je fais partie d'un problème spécifique de l'adolescent diabétique : un besoin acru en insuline très important.
Et le miracle s'est produit : les glycémies sont redevenues normales (et presqu'aucune hypoglycémie...)
Aprés un réajustement des horaires et une baisse du débit de base la nuit (sur le conseil du diabétologue) nous sommes restés sur ce nouveau schéma depuis maintenant plusieurs mois...
4 mois plus tard nouveau déréglement : après plusieurs jours d'hyper nous décidons un nouveau séjour à l'hôpital. Cette fois Pierre y reste 4 jours. Nouvel ajustement du DB mais surtout le diabetologue nous conseille d'augmenter les bolus repas : nous passons de 5 à 8 U. En effet il y avait un trop grand écart entre le pourcentage d'insuline injectée en DB et celui des bolus repas (normalement la répartition doit être à peu près de 50 °/ pour le DB et de 50°/)...
Comme aucun médecin ne m'avais averti de ce problème lié à l'adolescence j'ai décidé de créer un nouvel article sur mon blog afin de vous informer.
J'ai donc fait des recherches sur internet sur ce sujet.... et je n'ai rien trouvé à part l'article écris par un médecin marocain que j'ajoute à cet article :
Le diabète chez ces jeunes patients joue le rôle de révélateur des problèmes psychologiques propres àl'adolescence : opposition, rejet de l'autorité parentale ou médicale, se manifestant à travers le traitement du diabète. Celui-ci, dans son caractère mécanique répétitif jusqu'à l'absurde, est remis en question ; la discipline alimentaire est vécue par le jeune diabétique comme une restriction de sa liberté.
Par ailleurs, les caractéristiques physiques et psychologiques de l'adolescence ont une influence sur la maladie : l'accélération de la croissance entraîne une augmentation des besoins en insuline, la secrétion d'hormones sexuelles peut induire une insulino-résistance. L'effet de contrariétés sur la secrétion de catécholamines peut entraîner des poussées d'hyperglycémie. L'adolescence est pour le jeune diabétiquel'âge où les doses d'insuline requises sont plus élevées et où les variations de la glycémie sont plus importantes.
On observe des troubles de l'humeur, un repli sur soi ou de l'aggressivité, des plaintes somatiques, un refus de se plier au règlement (non respect des rendez-vous, refus d'attendre son tour), une non compliance au traitement avec décompensations métaboliques secondaires retentissant dans ces cas sur l'équilibre métabolique.
L'adolescence est pour les jeunes filles une période de dégradation du contrôle métabolique. Malgré une compliance apparente au traitement, les taux moyens d'hémoglobine glycosylée s'élèvent. Cette altération s'observe alors que les accidents métaboliques aigus ne sont pas plus fréquents que dans les autres tranches d'âge. Par ailleurs des problèmes de poids se retrouvent chez un certain nombre des jeunes filles diabétiques. Il s'agit d'une surcharge pondérale, absolue ou relative, allant de pair avec un ralentissement statural...
Bonjour,
Je suis maman de Romain qui va avoir 15 ans mardi prochain et cela fait 3 ans qu'il est diabétique. Pas la meilleure période pour avoir cette contrainte disent les diabétos... C'est vrai, il commençait juste à devenir grand et est devenu dépendant. Dur à accepter !
Les débuts ont été difficiles, comme tout le monde. Mais depuis janvier, refus de la maladie, de se soigner, ... Il a tout laissé tombé, soins, scolarité, famille, il ne pensait qu'à la playstation. Il a frôlé le coma par 2 fois, il a demandé à être soigné dans sa tête (entre la diabétologie et la psy). J'ai fini par accepter malgré la souffrance d'une mère dans l'incapacité d'aider son ado qui se met en danger.
Il a passé 1 mois 1/2 en centre, à s'ennuyer comme il disait, mais en fin de compte, à réfléchir, à se positionner, à accepter et enfin à dire que JAMAIS plus il ne veut risquer le coma, et ne pouvoir se réveiller avec toutes ses capacités. OUF !
Evidemment, ce n'est toujours pas rose tous les jours, mais il a compris qu'il veut et peut vivre. Bien sûr, il a perdu son année de 3ème et redouble, mais j'ai bon espoir qu'il se reprenne en main à la rentrée, peut-être même dans un autre collège, en internat, car il gère mieux son diabète quand il est seul que lorsqu'il me sait présente et qu'il joue au chantage à l'insuline avec moi ...
Difficile pour lui d'avoir des amis, il se sent décalé, rejeté, (cela est un peu mieux depuis son séjour longue durée) ... Difficile d'être différent pour un ado ... difficile d'admettre que l'on a besoin de maman à la période ou l'on est censé couper le cordon !
Je m'occupe du club des familles de la vienne et des deux-sèvres "croquons la vie" (présidente mais c'est pas le plus important, c'est le point commun qui motive. Jamais je n'ai connu avant cela d'association aussi unie). Nous sommes environ 25 familles concernées pour le moment, mais beaucoup de jeunes, petits et très petits, et je vous avoue qu'avec Romain, nous nous sentons parfois seuls car pas d'ados ni familles d'ados présents dans l'asso donc pas d'échanges ados ni parents d'ados... c'est difficile, d'autant que je suis seule avec 3 enfants dont romain est le plus grand.
Si vous avez envie d'échanger avec nous, ado ou parent dans la même situation, pas de problème, nous serons ravis, Romain comme moi !
Cordialement.
Jocelyne







