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Ce qu'il faut savoir

HISTOIRE DU DIABETE  (Ce qu'il faut savoir) posté le vendredi 09 mai 2008 06:21

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, HISTOIRE DU DIABETE
DE L'ANTIQUITE AU MOYEN AGE
Depuis très longtemps, des hommes se sont penchés sur cette maladie étrange que l'on appelle " diabète "
En Chine
, des livres de médecine vieux de plus de 4000 ans décrivent des symptômes ressemblant de très près à ceux du diabète : une soif et des urines abondantes.
Un papyrus égyptien, datant de 1500 ans avant JC, dit papyrus d'Eber (du nom de l'archéologue qui le découvrit) décrit ces mêmes symptômes.
En Inde, vers 1500 avant JC, les médecins Susruta et Charaka étudient cette maladie, et découvrent qu'elle produit de l'urine " au goût de miel ", qui attire et charme les fourmis.
C'est en Grèce que le nom de diabète est donné pour la première fois : diabetes, qui signifie " qui passe à travers ". Pour Arétée de Cappadoce (80-138 après JC), ce nom décrit le mécanisme du diabète : " les fluides ne restent pas dans le corps, qu'ils utilisent comme un canal à travers lequel ils peuvent passer ". Il s'agit en fait des conséquences, et non du mécanisme du diabète. Nous savons à l'heure actuelle que c'est l'hyperglycémie qui est la cause de l'urine abondante, qui à son tour entraîne une soif intense. Mais à cette époque, les causes du diabète sont encore mal connues : pour Arétée, il s'agit d'une maladie de l'estomac, alors que pour son compatriote Galien (129-01 après JC), c'est une maladie des reins.
le médecin arabe Avicennes (980-1037) est un des premiers à décrire deux types de diabète différents, à parler de son association à la gangrène et à indiquer le goût sucré des urines. Il appelle cette maladie " aldulab ", qui signifie " roue à eau ".
Moïse Maïmomide (1135-1204), médecin juif, natif d'Espagne mais ayant beaucoup vécu en Egypte, y rencontre de nombreux cas de diabète, et les recense dans le recueil Aphorismes

DE LA RENAISSANCE AU XIX SIECLE
De nombreux savants de la Renaissance se penchent sur cette maladie
Après Paracelse (1493-1541), médecin suisse, qui isole des urines des diabétiques un résidu à la forme de sel, Thomas Willis (1621-1675) indique que ce résidu a un goût sucré. Pour ces deux médecins, l'origine du diabète ne se situe plus dans les reins, comme le disait Galien, mais dans le sang.
John Rollo (1750-1809) est le premier à avoir " soigné " un diabète et à avoir inventé l'auto-surveillance. En effet, le capitaine Mérédith, que Rollo avait connu à l'armée, présentant les symptômes du diabète, Rollo lui prescrivit un régime strict sans sucre, qui améliora nettement l'état de santé du capitaine. Ce dernier avait en outre comme consigne de noter ses symptômes, ses repas et l'évolution de sa maladie dans un carnet, qu'on appellerait aujourd'hui " carnet d'auto-surveillance ".
Concernant le traitement du diabète, Appollinaire Bouchardat (1809-1886) suit les traces de Rollo en recherchant (et expérimentant) pendant de longues années le régime diététique le plus efficace face au diabète. Les résultats de toutes ses études sont présentés dans son ouvrage " De la glycosurie ou diabète sucré, son traitement hygiénique ", publié en 1875. Cependant, il se trompe lui aussi sur la cause du diabète, qu'il attribue à l'estomac.
A la même époque, Claude Bernard (1813-1878) découvre le rôle du foie dans la fabrication de sucre par l'organisme à partir d'aliments même non sucrés. De cette découverte, il déduit que des urines sucrées sont dues à une fabrication de sucre trop importante par le foie... le diabète devient une maladie du foie.

Le pancréas et l'insuline, quant à eux, sont très longtemps méconnus
C'est seulement au XVIème siècle que le pancréas (qui signifie " tout en chair " en grec) est isolé des autres tissus, et décrit comme une " glande -coussin ", dont le but est de protéger l'estomac de chocs contre la colonne vertébrale.
Le bavarois Johann Georg Wirsung (1600-1643) étudie ensuite de plus près ce pancréas, et identifie des canaux qui partent du pancréas pour arriver dans l'intestin. Ces canaux seront appelés plus tard " canaux de Wirsung ".
Enfin, l'étude au microscope du pancréas par Paul Langerhans (1847-1888) lui fait découvrir des cellules particulières, disposées en amas dans le pancréas, et qu'on appellera plus tard les " îlots de Langerhans ".

DU XIX SIECLE A 1925
Fin XIXème, début XXème : la découverte de l'insuline
C'est en 1890 que Minkowski et Van Mering identifient le rôle du pancréas dans le diabète, en pratiquant une ablation pancréatique sur un chien, qui se met alors à présenter tous les symptômes du diabète.
Au début du XXème siècle, des chercheurs donnent le nom d'insuline à l'hormone secrétée par le pancréas. Des essais d'injection sont effectués, mais se soldent par de nombreux échecs dus aux effets secondaires de ces injections (inflammations, fièvres, abcès...)
Il faut attendre 1921 pour que la découverte de l'insuline soit officiellement reconnue. Frederick Grant Banting, jeune chirurgien de l'Ontario, convainc le professeur Mc Leod, de Toronto, de lui fournir un laboratoire, un assistant et des chiens, afin d'isoler la substance sécrétée par le pancréas. Aidé de son assistant Bes, et du jeune professeur en biochimie Collip, ils réussissent à isoler massivement cette sécrétion. Après quelques essais infructueux, une injection réussie de cette sécrétion à un chien diabétique, Marjorie, diminue sa glycémie. Le 2 décembre 1921, Léonard Thomson, un jeune diabétique de 14 ans reçoit une injection d'insuline, qui lui permet de survivre. Ce n'est qu'un mois plus tard que l'équipe arrive à mettre au point une insuline suffisamment pure pour sauver réellement la vie du jeune homme. Le 12 décembre, leur découverte de l'insuline est communiquée à la Société Américaine de Physiologie. Suite à cette fabuleuse découverte, l'équipe se voit attribuer le prix Nobel de médecine en 1923.
La découverte est alors confiée aux laboratoires pharmaceutiques : Eli Lilly, aux Etats Unis, est le 1er laboratoire au monde à produire de l'insuline industriellement (1923).

DE 1925 A NOS JOURS...
De 1925 à nos jours les recherches se dirigent vers une meilleure connaissance de l'insuline, et un meilleur confort de son administration
Les laboratoires produisent des insulines de plus en plus pures, puis des insulines de durée d'action plus longue, essentiellement à partir de pancréas de bœufs et de porcs. C'est en 1980 que l'insuline humaine produite par génie génétique est mise au point.
Depuis 1985, des stylos injecteurs sont développés pour faciliter l'injection.
L'auto surveillance glycémique, qui a commencé avec la surveillance urinaire, est pratiquée par des appareils de plus en plus sophistiqués (1er auto-piqueur en 1979). Le dosage de l'Hémoglobine glycosylée (HbA1c) est effectué pour la première fois en 1976.
De nouvelles insulines, les analogues rapides de l'insuline humaine, sont découvertes dans les années 90, améliorant encore le confort du traitement.
Les pompes à insuline portables et implantables apparaissent au début des années 1980, permettant d'injecter un débit continu d'insuline.
Des molécules sont découvertes et utilisées dans le traitement oral du diabète non insulino-dépendant. Les premiers sont les sulfamides hypoglycémiants (1946) et les biguanides (1957). Viendront ensuite la metformine, les inhibiteurs des alpha glucosidases intestinales, les glinides et thiazolidinediones ou glitazones.
Des greffes de pancréas sont effectuées depuis la fin des années 60, mais ne sont encore réalisables que chez un petit nombre de patients.
La recherche continue dans de nombreux domaines, notamment la mesure de la glycémie (recherche d'un appareil non invasif de mesure de la glycémie, mesure de la glycémie en continu), les greffes de pancréas et le recours aux pancréas artificiels, les insulines par voie pulmonaire, etc....
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L'INSULINE  (Ce qu'il faut savoir) posté le vendredi 09 mai 2008 06:22

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, L'INSULINE

La glycémie du sujet non diabétique est un paramètre extrêmement stable, quelles que soient les situations physiologiques (jeûne, état nourri, exercice ). Pourtant, les flux du glucose dans l'organisme sont très intenses au cours de la journée. En effet, le glucose, source énergétique fondamentale, inonde l'organisme lors des repas. Immédiatement, il est stocké dans le foie et dans les muscles. A l'opposé, à l'état de jeûne, c'est un flux inverse qui s'établit, par déstockage hépatique.
Si la glycémie reste si stable malgré ces flux, c'est grâce à l'intervention de l'insuline (plus précisément du rapport insuline/glucagon ) qui commande le mouvement des flux avec précision. A l'état nourri, la sécrétion d'insuline s'élève, permettant le stockage du glucose dans le foie (60% ) et dans les muscles (40% ). A l'état de jeûne, la sécrétion d'insuline s'abaisse, ce qui entraîne le déstockage hépatique. A l'effort, la sécrétion d'insuline s'effondre, ce qui permet un largage encore plus important du glucose hépatique.
Quelle que soit la situation physiologique, le cerveau satisfait directement son besoin en glucose dans le sang, sans intervention de l'insuline.
La sécrétion d'insuline varie donc physiologiquement. Il existe une sécrétion basale permanente, qui persiste à distance des repas, lors du jeûne et lors de l'effort. Cette insuline "pour vivre " permet au glucose circulant d'être utilisé par les cellules, en particulier musculaires. Lors des repas, on observe un pic de sécrétion d'insuline. Ce pic permet au glucose absorbé d'être stocké par l'organisme.
L'insulinothérapie fonctionnelle est un moyen de traitement optimisé du diabète de type 1, dont l'objectif est de reproduire le plus fidèlement possible les sécrétions physiologiques d'insuline.Ainsi, les besoins de base en insuline sont déterminés avec précision pour les différentes heures de la journée, au repos et à jeun. Ces besoins de base dépendent entre autres de la corpulence et de la sécrétion résiduelle du pancréas. Ils sont satisfaits, soit par le débit basal d'une pompe portable, soit par des injections d'insuline lente ou intermédiaire.
Le besoin prandial en insuline dépend de l'heure du repas et de la quantité de glucides. Ainsi, à titre d'exemple, 2 unités d'insuline brève permettent d'utiliser 10 grammes de glucides au petit déjeuner. Ce besoin prandial est satisfait soit par les bolus d'une pompe portable, soit par des injections d'insuline brève (idéalement Humalog ou Novorapid ) pratiquées au début du repas.
L'insulinothérapie fonctionnelle a donc pour ambition de suppléer parfaitement le déficit insulinique, tant à l'état de jeûne qu'à l'état nourri.
Le diabète insulinodépendant est un diabète qui impose la mise sous insuline, car le pancréas ne sécrète plus assez de cette hormone. Ce diabète touche plus souvent les sujets jeunes. Il évolue régulièrement vers la disparition complète de la sécrétion d'insuline.
Dans son apparition, il existe un facteur héréditaire, mais aussi des facteurs viraux et autoimmuns (destruction des îlots de Langerhans par les anticorps de l'organisme).
Les circonstances de découverte sont souvent plus aiguës que pour un diabète non insulinodépendant. Ce peut être une déshydratation faisant suite à une polyurie-polydipsie (urines très abondantes et soif intense), ce peut être des troubles du comportements, un coma, parfois favorisés ou révélés par une infection intercurrente (grippe, gastro-entérite... ) : c'est les comas acido-cétosiques ou hyperosmolaire du diabétique.
Le traitement consiste actuellement à compenser le manque d'insuline par une insuline injectable. Cette insuline peut être rapide, c'est à dire agir sur 2 à 3 heures, ou être lente et agir sur une journée et plus.
Les injections peuvent se faire une (insuline lente), deux ou trois fois par jour (mélanges de rapides, lentes et semi-lentes). Le but est d'éviter les complications habituelles du diabète. Souvent, mais ce n'est pas une règle absolue, plus le sujet est jeune, plus les injections sont multiples, ceci permet d'ajuster les doses à son activité et d'obtenir une glycémie la plus régulière et la plus proche possible de la normale.
Les variabilités de la glycémie sont très importantes à connaître pour éviter les accidents.

L'effort fait baisser la glycémie, ainsi, en cas d'activité physique, le diabétique va devoir soit réduire ses doses d'insuline, soit prévoir un casse-croûte composer de sucres lents (pain, banane) à consommer avant l'effort. En cas de baisse de sucre, il devra prévoir un sucre d'absorption rapide (glucose, fruits, sucres en carré, gâteaux).
La fièvre et les infections font monter la glycémie, ainsi que la sédentarité. Dans ce cas le diabète peut être amené à augmenter son insuline. Il a toujours intérêt à multiplier les doses d'insuline rapide dans la journée pour éviter un surdosage lors de la guérison.
Les excès alimentaires font monter la glycémie, il faut les éviter. L'augmentation de l'insuline va bien sûr corriger la glycémie, mais au prix d'une prise de poids qui va amener d'autres problèmes. (risque cardio-vasculaire accru, problèmes lipidiques)
Avec le temps, du fait de la disparition progressive des cellules des îlots de Langerhans, les dosages d'insuline vont augmenter pour arriver à un plateau qui correspond à l'épuisement du pancréas.
L'activité physique

Elle introduit un bouleversement physiologique. Comme nous l'avons vu plus haut, le flux de glucose doit permettre d'alimenter rapidement les muscles en glucose grâce à un déstockage hépatique. Pour ce faire, la sécrétion d'insuline s'effondre, tout en restant positive, sans quoi l'entrée du glucose dans les cellules musculaires n'est plus possible. Bien entendu, l'aspiration musculaire du glucose ne doit pas abaisser la glycémie en dessous du niveau auquel le cerveau fonctionne, sans quoi des symptômes d'hypoglycémie apparaissent (rappelons que l'utilisation du glucose par le cerveau est indépendante de l'insuline ). Dernier élément en jeu: la durée de l'exercice. Initialement, le glucose est le substrat prépondérant ; par la suite, le muscle consomme aussi des graisses, ce qui diminue le besoin en glucose.

L'insulinothérapie fonctionnelle adaptée au sport est-elle possible ?

Plusieurs paramètres entrent en jeu à l'occasion de l'exercice :
La durée de l'exercice : au départ, le besoin glucidique est plus élevé du fait de la consommation exclusive du glucose ; par la suite, le besoin glucidique est moins élevé en raison de la consommation parallèle des graisses.

L'intensité de l'exercice : la puissance du travail musculaire augmente la consommation glucidique. Naturellement, le poids de l'individu intervient dans le calcul de ce paramètre.
L'entraînement : le conditionnement musculaire améliore le rendement et limite le besoin glucidique.
La complexité des paramètres en jeu rend impossible la formulation des adaptations thérapeutiques sous forme d'équations. Cependant, ce qui vient d'être vu permet d'expliquer les conseils aujourd'hui classiques en matière de sport et diabète:
La réduction de l'insulinothérapie à l'occasion de l'exercice s'impose pour orienter le flux glucidique dans le sens du déstockage.
Toutefois, le besoin en insuline n'est jamais nul, car l'insuline reste indispensable pour permettre l'entrée du glucose dans les cellules.
L'apport en glucides est fonction de la puissance de l'exercice. Des tables donnent une indication de ce besoin horaire en fonction du type de sport et du poids du sujet. Elles doivent cependant être adaptées par chacun en fonction des résultats de l'autosurveillance glycémique régulière.Au cours de l'exercice, le besoin glucidique est plus élevé au cours de la première heure. Il diminue et se stabilise par la suite.
Ces réflexions permettent de comprendre les adaptations de l'insulinothérapie et la nécessité des apports glucidiques réguliers à l'occasion du sport. Elles ne permettent cependant pas de fournir des indications chiffrées exactes sur ces adaptations. Seule la mise en pratique et les résultats empiriques des expériences personnelles permettent à chacun de les évaluer pas à pas.

La plupart des insulines aujourd'hui disponibles sont produites par génie génétique ou par modification chimique de l'insuline de porc.
Nous disposons de quatre types d'insuline, qui diffèrent par leur durée d'action après injection sous cutanée. Ces quatre types d'insuline sont toutes à base d'insuline "ordinaire": c'est l'adjonction d'une quantité variable de protamine ou de zinc qui leur confère leurs propriétés pharmaco cinétiques : (ces complexes forment des cristaux il est important, avant l'injection, de remettre en suspension ces cristaux, en agitant doucement l'ampoule ou le stylo injecteur.)
• Insuline d'action rapide ("ordinaire"): délai d'action 30 minutes, durée d'action efficace 4 à 6 heures. C'est la seule insuline utilisable par voie IV, IM, ou par injection sous cutanée, ou intra péritonéale à la pompe.
• Insuline d'action intermédiaire: délai d'action 90 minutes, durée d'action efficace 12 heures.
• Insuline d'action biphasique, mélange en proportions variables d'insuline rapide, et d'action intermédiaire.
• Insuline à longue durée d'action: délai d'action 2 à 3 heures, durée d'action 24 heures.

Il importe de savoir:

• que lorsque la glycémie de base est normale, une injection d'insuline ordinaire doit être faite environ trente minutes avant le repas;
• que le délai entre l'injection et le pic d'insulinémie varie selon divers facteurs (concentration de l'insuline, importance de la dose administré, lieu d'injection). Il faut adopter la règle "un horaire, un site", qui permet au patient de bénéficier de caractéristiques pharmaco dynamiques stables pour un même horaire d'injection.

Conservation:
Un flacon ou une cartouche doit être conservé entre 2 et 8°C, mais peut se conserver sans risque plusieurs mois à 20°C. A 40°C, le délai maximum est de quinze jours. Il faut en tenir compte, et savoir changer la cartouche d'un stylo avant qu'elle soit vide, si on ne peut la conserver au froid. Il n'y a aucun problème pour préremplir les seringues d'un sujet sur plusieurs jours. Il ne faut pas oublier de remettre l'insuline en suspension avant d'injecter.
Oui, sur les flacons, il est indiqué "conserver entre + 2 et + 8 degrés", mais ne suivez cette recommandation que pour les stocks. Le flacon dont vous vous servez quotidiennement doit être conservé à la température ordinaire, même en été.
L'insuline ne voit pas ses qualités altérées par un stockage à température ordinaire avant plusieurs années. La température de l'insuline injectée ne doit pas être trop froide, car son profil d'action est altéré et c'est plus douloureux. Plus elle est froide, moins elle passe vite dans la circulation.
Par contre si votre insuline a été mise par erreur dans le freezer ou le congélateur il faut la jeter. Elle a été fortement altérée. Le gel est très préjudiciable à l'insuline.

Mélange:

il faut ne mélanger que des insulines de même marque. On peut mélanger sans problème une insuline rapide et une insuline intermédiaire. Si l'on mélange une insuline rapide et une insuline de longue durée d'action, il faut injecter de suite, afin d'éviter que l'excès de zinc ne complexifie l'insuline rapide.

Particularités des stylos


Tous les stylos injecteurs sont équipés d'un système de préselection des doses, qui limite les risques d'erreur, et d'un système d'alarme au cas où le stylo ne contient plus assez d'insuline.
Trois manipulations sont essentielles avec un stylo:

• changer d'aiguille avant chaque injection
• amorcer en faisant perler une goutte à l'extrêmité de la seringue, avant de sélectionner une dose (sinon on injecte de l'air et une dose moindre d'insuline)
• bien remettre en suspension les insulines d'action intermédiaire avant d'injecter, en agitant le stylo équipé de sa cartouche.

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L'ASPARTAME : polémique  (Ce qu'il faut savoir) posté le vendredi 09 mai 2008 06:26

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, L'ASPARTAME : polémique
Qui se sucre sur l'aspartame ?
L'histoire de la communication sur l'aspartame est un vrai cas d'école. On ne sait pourquoi, dès l'origine, cette molécule a déchaîné les rumeurs les plus folles. Dernièrement, elle était, disait-on, « cancérigène ». En cause, l'exploitation des résultats de l'étude Ramazini qui a inquiété les consommateurs pendant plusieurs mois. Jusqu'à ce que les conclusions prétendent désamorcer la bombe : rien ne permet de démontrer que l'aspartame ait un effet cancérigène... Mais le mal est fait. Le doute a été semé.

Délibérément ou non, les auteurs de l'étude ont fait en sorte que toutes les questions qu'ils se posaient fassent l'objet de communiqués dans les médias. Avec des conséquences désastreuses, non seulement pour les fabricants, les distributeurs et les consommateurs, mais aussi pour les agences d'évaluation. Car enfin, il s'agirait peut-être avant tout d'évaluer précisément le rapport risques/ bénéfices avant de clouer au pilori une molécule qui n'est en somme rien d'autre qu'un acide aminé. Soit le maillon le plus simple de la protéine, dont on a découvert par le plus grand des hasards le fort pouvoir sucrant. Rien de trafiqué ni de génétiquement modifié dans l'aspartame. Mais un moyen, pour cette majorité silencieuse de consommateurs qui ne peuvent se passer longtemps de leur soda préféré ou de leur sucre dans le café, de conserver le plaisir du goût sucré sans en payer la facture calorique.
L'éthique la plus élémentaire consisterait à suivre une procédure stricte d'évaluation des résultats avant toute communication sur le risque étudié. On aimerait que des autorités compétentes puissent intervenir et garantir l'objectivité d'une telle communication, quels qu'en soient les résultats. Et quand, comme c'est le cas de l'aspartame, l'innocuité de la molécule est prouvée, éviter d'avoir instillé le doute dans l'esprit du public. Car on sait bien que la rumeur court toujours plus vite et plus durablement que son démenti ! Reste à se demander à qui profite l'idée fausse en ces temps de guerre économique.

Nathalie Hutter-Lardeau, directrice d'Atlantic Santé www.atlantic-sante.com

Dangereux l'aspartame ?
Elle court, elle court la rumeur sur les dangers de l'aspartame commercialisé sous le nom de Canderel en France et de Nutrasweet aux Etats-Unis. Cet édulcorant possède deux qualités : il a un pouvoir sucrant 200 fois supérieur au sucre avec un goût très proche de ce dernier et surtout son apport calorique est extrêmement faible. Il est donc utilisé abondamment soit directement par les consommateurs, soucieux de leur ligne, mais aussi dans les sodas « light ».

L'aspartame est découvert en 1965, mais c'est en 1981 que la Food and Drug Administration (FDA- l'autorité sanitaire des Etats-Unis) autorise son usage comme additif alimentaire. En 1996 une étude (Olney et col. Journal of Neuropathology & Neurology 55,n° 11, 1115-1123, novembre 1996) émet l'hypothèse qu'une augmentation du nombre de tumeurs au cerveau serait liée à l'utilisation de l'édulcorant. En effet la dégradation des composés de l'aspartame produirait une substance cancérigène.

Pour la FDA ce problème a déjà été évoqué avant la délivrance de l'autorisation de mise sur le marché. Après la parution de l'étude d'Olney, un examen des registres de l'Institut National du Cancer américain n'a pas permis de conclure à une association entre l'augmentation des cancers du cerveau et l'usage de l'édulcorant.

Malgré ces mises au point, et d'autres recommandations favorables émisent par l'OMS et diverses sociétés savantes, les rumeurs de toxicité ressurgissent périodiquement notamment sur le Web. La polémique est relancée par le Sunday Express dans son édition du 9 janvier 2000. le journal évoque l'aspartame comme cause de cécité, de sclérose en plaque et de cancer du cerveau. Qui croire ?

L'aspartame est composé de méthanol et de deux acides aminés, la phénylalanine et l'acide aspartique. Ces trois substances sont naturellement présentes dans certains aliments et en quantité plus importante que dans les doses usuellement ingérées d'aspartame.

Il est néanmoins avéré que, sous l'effet de la chaleur l'aspartame se dégrade en dicétopipérazine qui, chauffée elle aussi, forme des produits cancérigènes. En dessous de 105° C la dégradation de l'aspartame est extrêmement faible et du coup le risque cancérigène le semble aussi.

L'aspartame est toutefois contre-indiqué pour les personnes souffrant de phénylcétonurie, c'est à dire d'une incapacité à transformer la phénylalanine présente dans l'édulcorant. Cette rare maladie héréditaire est dépistée systématiquement et les produits contenant de l'aspartame mentionne la présence de l'acide aminé.

Faut-il faire confiance à des rumeurs souvent invérifiable ? Ou bien croire en l'indépendance des autorités sanitaires mondiales et de différents pays ? Doit-on suspecter la main invisible des industriels toujours prompts à protéger ses intérêts financiers et pour cela prête à influencer les autorités sanitaires ? Cela c'est bien vu par le passé. En définitive, la question est : à qui faire confiance ? Et dans le doute l'abstention resterait-elle l'unique solution ... ?

Thomas Leven

LA RUMEUR... "UNE DROGUE ET UN POISON EN VENTE LIBRE!!!!"

Le sucre blanc, raffiné, est responsable de nombreuses maladies physiques et mentales courantes. L'aspartame, sucre de substitution est un veritable poison. Changer une drogue pour un poison voila qui n'est pas banal dans le discours des médecins et dietéticiens. L'aspartame n'a jamais rien changé aux problèmes de surconsommation de sucres. Le sucre naturel comme la fructose ou la maltose sont nécessaires à l'organisme, mais les sucres raffinés sont toxiques parcequ'ils apportent des vitamines "vides", c'est à dire qu'ils nécessitent des minéraux et des vitamines pour compenser leur excès d'acidité et par conséquent les enlèvent à l'organisme provoquant des avitaminoses et une perte du calcium. Le sucre blanc raffiné est un facteur de détérioration dentaire, favorise les infeccions, l'obésité et augmente les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires. L'aspartame, est un produit de synthèse découvert par hazard en 1965 par un chimiste du laboratoire Searle alors qu'il cherchait un médicament pour traiter les ulcères. L'aspartame une fois absorbé se transforme en vrais poisons, la phenilalanine, le metanol et la dicetopiperacine. La phenilalanine est un acide aminé situé dans le cerveau et son excès détruit la sérotonine provoquant des troubles émotionnels, dépression, perte de mémoire et destruction des neurones.
la concentration de phenilalanine dans le placenta peut provoquer des cas d'aliénation mentale.(Dr Louis Elsas, professeur de pédiatrie)
Le metanol se transforme dans l'organisme en acide formique qui est cancerigène.
La dicetopiperacine provoque des tumeurs cérébrales et utérines. La dose toxique pour l'organisme est de 8mg par jour et une boisson "light" en contient 56mg c'est à dire 7 fois la dose toxique.

Pour la petite histoire de l'aspartame il faut savoir qu'en 1965 le laboratoire Searle était en difficulté financière et que la FDA (administation de control sanitaire américaine) faisait des enquètes sur les méthodes d'expérimentation des médicaments. La famille Searle a finacé la campagne électorale de Donald Rumsfeld (encore lui!!!) à Chicago et lui confia le poste de Président directeur général. A la suite de quoi l'enquète de la FDA fut interrompue et l'aspartame mis sur le marché américain en 1974.
Searle fut achetée en 1982 par Monsanto (encore lui!!) que nous connaissons bien pour sa fabrication d'OGM. Pour dépister les plus curieux le laboratoire changea de nom et devint NutraSweet. En 1988 l'aspartame a été autorisé en Europe sous le code E 951 dans la classification des additifs.

LA RUMEUR (suite)...

Les Dangers de l'Aspartame
Une communication de Jean Hudon

Le 28 août avait été décrété "Journée mondiale de sensibilisation aux méfaits de l'aspartame" par Betty Martini, la fondatrice du mouvement Mission Possible International qui fait campagne depuis des années pour faire connaître les graves méfaits pour la santé occasionnés par la consommation, le plus souvent à notre insu, d'un succédané artificiel du sucre appelé aspartame.
La liste des problèmes de santé qu'il entraîne est ahurissante et le pire, c'est que l'aspartame se retrouve dans des milliers d'aliments transformés et de breuvages (près de 9000 selon Betty Martini, au minimum 3000 de l'aveu même de la FDA tel qu'on peut le constater sur http://vm.cfsan.fda.gov/~dms/eafus.html et même comme agent sucrant dans des vitamines et autres suppléments — sans que ça ne soit indiqué sur l'emballage ! — Certains ont même fait circuler des informations selon lesquelles l'aspartame est ajouté au sucre blanc et dans un tas de friandises dont le chocolat pour en augmenter le goût sucré et ainsi réduire les quantités de sucre entrant dans la recette et donc le coût de revient de l'aliment produit.

Assez dément non quand on sait que l'aspartame est un puissant neurotoxique dont l'approbation en 1981 par la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour l'alimentation humaine (et ensuite par « Santé et Bien-être Canada » et toutes les autres agences gouvernementales équivalentes dans les autres pays) s'est fait en dépit d'études démontrant ses effets néfastes et ultimement mortels. Et tenez-vous bien, il y a quelques années, la FDA a publié un rapport gardé confidentiel faisant état de plus de 10.000 plaintes déposées par des consommateurs énumérant plus de 92 symptômes liés à la consommation d'aspartame dont notamment les migraines, des difficultés d'élocution, une baisse marquée de l'acuité visuelle, le vertige, des difficultés à marcher, la précipitation de la maladie d'alzheimer, le lupus, la sclérose en plaque, la stérilité, des tumeurs dans le cerveau, les testicules, les ovaires, l'utérus et le pancréas, le diabète, l'impotence, les accès de rage, dépressions et tendances suicidaires et ultimement la mort.
En dépit de son instabilité chimique puisque l'aspartame se décompose en méthanol (alcool de bois), en DKP (causant des tumeurs au cerveau) et en formaldéhyde lorsqu'exposé à des températures excédant 86 degrés Fahrenheit, la FDA a approuvé son usage dans la cuisson en 1993. Utilisé massivement dans tous les breuvages diètes (Coke Diète, Diète Pepsi, etc. ), il suffit dont que les bouteilles séjournent quelques heures dans un entrepôt ou un véhicule de transport non-réfrigéré et exposé au soleil et donc à des températures excédant 86 degrés Fahrenheit (ce qui est très fréquent en été), ou tout simplement dans un estomac humain, pour que l'aspartame qu'elles contiennent se transforme en un poison mortel qui agit insidieusement pour engendrer toute une flopée de symptômes et de maladies (on attribue même le fameux Syndrome de la Guerre du Golfe à la consommation par les G.I. américains de Coke Diète et Diète Pepsi entreposé pendant des semaines à la chaleur torride du désert saoudien) que jusqu'à tout récemment personne ne pensait à relier à la consommation d'aspartame... Maintenant, vous le savez...

« Mais ça ne se peut pas » pensez-vous, « que la FDA approuve un tel poison. » Et bien justement, selon des informations recueillies par les activistes qui demandent qu'on bannisse à tout jamais ce produit sorti tout droit des cuisines de l'enfer, le comité chargé d'étudier les demandes d'approbation de nouveaux produits de la FDA s'est refusé pendant 16 ans à approuver ce produit en raison des études démontrant sa nocivité. Mais l'ancien président Ronald Reagan, un ami de la compagnie Searle qui a concocté l'aspartame (Searle a depuis été rachetée par Monsanto Chemical, la même multinationale qui "pousse" partout dans le monde la culture des dangereux aliments transgéniques), a mis à la porte de la FDA le commissaire en chef qui bloquait l'approbation de l'aspartame et nommé à sa place le Dr. Arthur Hull Hayes qui lui, n'a pas eu la moindre hésitation à imposer en 86 l'approbation de l'aspartame en dépit de l'opposition véhémente de tous les membres du Comité d'évaluation dont les recommandations ont pris le chemin de la poubelle. Peu après, ce triste personnage était engagé par la firme de relations publiques de Searle avec un salaire, affirme la rumeur, de 1 000 dollars US par jour...

Quoiqu'il en soit :

L'aspartame est une petite protéine qui donne un goût proche du sucre. Ce succédané apporte très peu de calories, car il en faut environ 200 fois moins pour donner un goût équivalent à celui du sucre. On recommande donc aux diabétiques d'utiliser ce substitut, afin de les aider à contrôler leur taux de sucre sanguin. Mais des chercheurs de l'Université Laval de Québec ont découvert que la consommation d'aspartame avant l'effort donne lieu aux mêmes variations de la glycémie que celle de sucre.

Les chercheurs ont examiné dix diabétiques pendant une séance d'entraînement d'une heure à jeun ou précédée d'un repas sucré ou édulcoré. Bien que le repas sucré à l'aspartame contienne 20% de calories de moins, les deux repas ont induit un pic de glycémie identique. Par contre, les sujets qui étaient à jeun n'ont pas eu de variation importante de la glycémie.

Il semblerait donc que l'aspartame imite tellement bien le sucre que le système qui contrôle la glycémie en tienne compte de la même manière. Il reste à voir si les autres édulcorants agissent à l'identique, ou si c'est une caractéristique spécifique à l'aspartame.

Source: Université Laval
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LE SUCRE : histoire et évolution  (Ce qu'il faut savoir) posté le vendredi 09 mai 2008 06:30

Blog de diabete :Le diabète insulino-dépendant, LE SUCRE : histoire et évolution
HISTOIRE ET EVOLUTION

EPICE d'APOTHICAIRE

Adulé par les uns qui lui attribuaient toutes les vertus, honni par les autres qui le rendaient responsable de tous les maux, le sucre fut, depuis son arrivée en Europe au 11e siècle, l'objet d'incessantes polémiques et controverses.
Du snobisme médicinal aux phobies puritaines qui ne voyaient en lui qu'un motif illégitime de plaisir, des convictions idéalistes des uns aux croyances pseudo-scientifiques des autres, ce furent toujours les intérêts économiques qui l'emportèrent.

L'histoire du sucre est en effet étroitement liée à l'essor du commerce international (colonisation, esclavage). Originaire du Pacifique Sud bien avant notre ère, la canne à sucre s'est lentement propagée en Chine. On la voit ensuite se développer en Inde, où il est de bon ton de la cultiver dans son jardin pour en sucer le jus et en extraire les fibres dont on enrichissait le pain.
C'est à l'occasion des croisades que l'Occident découvrit cette épice dont le sultan de Perse tirait grands revenus.
Cultivée sporadiquement en Espagne à la faveur de l'invasion arabe, la canne à sucre contamina dès son apparition le Nouveau Monde lorsque Christophe Colomb, cédant aux pressions de la reine Isabelle, emporta avec lui lors de son second voyage quelques bâtons de canne à sucre pour les planter dans le Nouveau Monde.
Etant une épice que l'on croyait dotée de vertus médicinales, le sucre fut vendu exclusivement par les apothicaires jusqu'au 18e siècle. Mais il fut, dès le 17e apprécié aussi pour ses vertus culinaires. Les Anglais notamment, grands mangeurs de sucre, l'utilisèrent un peu pour tout.
Comme c'était un produit onéreux, il était de nature chez les riches, de le substituer au miel.
Puis le critère devint sa blancheur.

ALIMENT PERVERS AU 18e SIECLE
Vers la fin du 17e siècle et le début du 18e , les premières bribes d'un discours saccharophobe se firent entendre. En fait, 2 complaintes se superposaient.
- D'abord celle du danger : un médicament inapproprié, contraire à l'équilibre humoral, acceptable à très petites doses, mais au-delà très dangereux pour la santé.
- L'autre réserve était de nature philosophique : "le sucre était intrinsèquement un aliment pervers".
Et pourtant, vers la fin du 18e siècle, il a poursuivi allègrement sa carrière économique. L'ancienne épice orientale était devenue un produit colonial dont l'économie tirait à l'époque grand profit. Peu avant la Révolution, il demeurait toujours un produit de luxe réservé aux seuls privilégiés qui en avaient les moyens. Usité avec parcimonie même chez les riches, sa consommation était de l'ordre de 0,6 kg par an et par habitant.

DROGUE AU 20e SIECLE
Du fait du blocus continental, en 1805, la France se trouva soudain privée des importations coloniales de canne à sucre. Napoléon décida alors qu'il fallait trouver un substitut au sucre de canne, et encouragea les scientifiques à trouver le processus pour extraire le sucre de la betterave.
La betterave avait non seulement un meilleur rendement que la canne à sucre, mais, et c'est ce qui faisait surtout la différence, son prix de revient était particulièrement bas. Le sucre pouvait ainsi être à la portée de tous.
- A la fin du 19e, la consommation annuelle était de 8 kg par personne. C'est alors que la Faculté s'inquiète en constatant que la progression du diabète suit la même courbe que celle de la consommation que l'on rend déjà responsable des rares obésités de l'époque.
- 1900, la consommation atteint les 17 kg. Chef de file des saccharophobes, en 1923 le Dr Paul Carton constatant une réelle dépendance, dénonce le sucre comme une véritable drogue : " un aliment industriel mort " aussi dangereux que l'alcool.
- 1930, la consommation dépasse les 30 kg. Depuis le premier quart du 20e siècle, le signal d'alarme n'a jamais cessé d'être tiré par toutes les professions de santé qui, chaque fois qu'elles en ont eu l'occasion, ont dénoncé avec véhémence les ravages du sucre et les dangers de la généralisation de sa consommation.

CONSOMMATION DIRECTE ET INDIRECTE
Ce discours, inquiétant, qualifié d'alarmiste par les éternels optimistes, a sans cesse été habilement contré par le lobby des sucriers dont l'audace et le talent publicitaires ont toujours été à la mesure de leurs moyens financiers.
- 1990, la consommation de sucre en France s'est stabilisée à 35 kg par an et par habitant, après avoir dépassé les 45 kg en 1965. Avec plus de 50 kg dans les pays anglo-saxons, dont le record est détenu par les Etats-Unis avec plus de 63 kg, les Français sont cependant aujourd'hui les plus petits consommateurs du monde occidental.
Même si les plus conscients de la nocivité du sucre s'efforcent d'en réduire leur consommation, il faut savoir qu'ils n'y parviennent pas vraiment car ils absorbent toujours insidieusement la même quantité. Il est en effet nécessaire de distinguer la consommation directe maîtrisable qui correspond au sucre que l'on met dans son café ou dans son yaourt, avec la consommation qui se fait indirectement en consommant des aliments industriels (1 litre de Coca-Cola (TM) contient l'équivalent de 3 tasses de café et 22 morceaux de sucre raffiné) ou des médicaments.
- En 1979, la consommation directe de sucre était de 30% et de 70% sous forme de sucre caché. -
En 1991, les proportions étaient de 18% pour la première et de 82% pour la seconde.
La pratique industrielle qui consiste à rajouter insidieusement une proportion toujours plus importante de sucre répond à 3 motivations :
* masquer l'amertume des produits ou en dissimuler l'acidité,
* en améliorer la conservation,
* mais surtout flatter le goût du client qui est d'autant plus facile à satisfaire que le produit est édulcoré.
D'ailleurs, depuis 1983 l'évolution des ventes de produits à saveur sucrée (ou contenant du sucre caché) est en pleine expansion.

Or, on sait que paradoxalement l'organisme humain n'a aucun besoin de sucre (saccharose) et que le glucose qui est son véritable carburant lui est normalement fourni par la consommation de glucides complexes à base d'amidon qui d'ailleurs n'ont aucune saveur sucrée.

FAUT-IL BANNIR LE SUCRE ?
Le sucre aliment naturel, n'est pas l'ennemi absolu en soi et a des vertus indéniables dès lors qu'il n'est pas raffiné, n'est pas consommé seul ni en quantité importante...
L'organisme n'a en effet pas besoin d'apport specifique en sucre (saccharose), c'est pourquoi il faut privilegier les produits sans sucre ajouté et ne pas céder aux mirages des faux sucres edulcorants de synthese type aspartam, cyclamate, encore plus toxiques que le sucre raffiné).
Les sucres entrent dans la composition des aliments et ont un rôle majeur dans les metabolismes. Les troubles du métabolisme des sucres dépassent ainsi largement les questions de poids ou de régime. Ils impliquent un éventail varié de fonctions.
Parmi les multiples rôles des sucres, l'un des plus essentiels est de marquer l'identité des cellules ou des molécules. Panneaux indicateurs pour orienter les protéines vers leur destination, et compte tenu du fait que le sucre industriel blanc et raffiné est consommé majoritairement de façon indirecte, il convient d'être particulierement attentif à la qualité de l'alimentation en général. Hygiene alimentaire et alimentation bio sont indissociables de cette recherche.

LE SUCRE COMPLET INTÉGRAL
Les travaux du Dr. Max-Henri Beguin ont démontré que, seul, le sucre intégral (totalement pourvu de sa melasse) est bénéfique à la santé. L'appellation "sucre roux" ne suffit pas (certains sucres dits "roux" ne sont que des sucres blancs colorés); on peutmême affirmer que ce sucre-là est très proche du sucre blanc industriel et c'est se donner bonne conscience que de le consommer à la place du sucre blanc.
Le SUC DE CANNE COMPLET lui, est un jus de canne à sucre deshydraté selon des méthodes traditionnelles. Le jus a été recueilli dans de vastes récipients en terre cuite sous lesquels on entretient un feu de bois pendant 1 ou 2 jours. La masse dessèchée, cassante et odorante, qui reste au fond, est ce fameux sucre complet integral.
Il est issu de l'Agriculture Biologique.
Il est nommé SUC COMPLET car il n'a subi aucune transformation ni raffinage et conserve tous les sels mineraux, vitamines, et acides aminés de la canne à sucre en faisant ainsi un réél aliment à la saveur incomparable.

LE FRUCTOSE
C'est un sucre simple qui se comporte comme un sucre lent. Son pouvoir sucrant est supérieur à celui du sucre blanc, on a donc intérêt à l'utiliser 2x moins.
Son métabolisme ne requiert pas d'insuline. Il peut être préconisé dans certaines conditions sous contrôle médical, entre autres dans un régime pour diabetique.
Le fructose est un sucre de première importance pour les sportifs et les personnes qui souhaitent perdre du poids. Il s'avère efficace pour acquérir un bon équilibre nutritionnel mais il est sage d'en user modérément.

LES POLYOLS : substances naturelles
A l'état naturel, les polyols sont très présents dans le règne végétal. Ce sont des hydrates de carbone, obtenus industriellement par hydrogénation de sucres sélectionnés. Pour cette raison on les dénomme aussi sucres alcools. Leur stabilité tant chimique que microbiologique est remarquable.
Sans sucre : les polyols sont adaptés aux produits bénéficiant de l'appellation "sans sucre" ou "sans sucre ajouté".
Absence d'effet cariogène : les polyols sont reconnus comme "bons pour les dents".
Faible index glycémique, faible réponse insulinémique : les polyols sont adaptés aux régimes à apport glucidique contrôlé.
Faible valeur calorique : près de 40% de calories en moins que le sucre.
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